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Rencontre avec Marie Le Berre – Bretonissime (01/09/2014)

« Avant Noël, je suis allée au Salon des Métiers d’art qui se déroulait pendant trois jours au début du mois de décembre à Brest. Je n’y suis parvenue que le dernier jour, mais je ne le regrette pas, car même si le choix était déjà restreint, les artisans étaient sans doute plus disponibles. C’est à cette occasion-là que j’ai rencontré Marie, une quimperoise qui crée des sacs et des portefeuilles en origami. Ses œuvres bien originales ont attisé ma curiosité et, comme la créatrice m’a semblé très aimable, je lui ai demandé si elle serait d’accord pour une interview. Non seulement elle a accepté, mais en plus, elle m’a invitée dans son atelier ! C’était un vrai privilège et voici les résultats de notre rencontre. » 

D’où vient votre attirance pour la couture ?

J’ai commencé toute petite à coudre, quand j’avais 5 ou 6 ans. J’aimais beaucoup les travaux manuels, je faisais moi-même les vêtements pour les poupées. Si j’étais attirée aussi bien par le côté technique qu’artistique des travaux manuels, c’est sans doute grâce à la famille : ma grand-mère et ma mère faisaient du tricot et mon père, du dessin, de la sculpture et de la peinture.

D’où vient le nom de votre marque, MaYko ?

Mon prénom, c’est Marie et on m’a toujours appelée May ou Mayi. « Co » vient de collection et au niveau du logo, le « Y » au milieu rappelle les formes d’origami.

Comment avez-vous connu l’art de l’origami ?

C’était un instituteur en primaire qui menait les cours de travaux manuels toutes les semaines qui nous a initiés à l’origami. Cela m’a beaucoup plu et m’a poursuivie depuis. C’est en manipulant la matière que je trouve mes idées. Je fais souvent des miniatures en papier que j’essaie ensuite de transformer en tissu. Les faire en taille réelle, c’est un travail très précis, avec toutes les finitions et les pressions. C’est assez ludique à faire, mais avant, je me creuse bien la tête, comme avec de l’origami classique. Ca met beaucoup de temps entre l’idée et la réalisation. Mes créations, c’est un peu comme des jeux des construction : une fois les pressions posées, il y a plusieurs possibilités de les plier.

Quelles sont vos sources d’inspirations ?

J’aime beaucoup la culture japonaise et tout ce qui est zen, épuré. Il y a des choses aussi qui sont encrées en moi et que le travail manuel fait ressortir. Par contre, je ne fais pas beaucoup de recherche sur Internet, je préfère aller dans des librairies feuilleter des livres sur les origamis, les techniques de pliage, sur le design, l’architecture, et la mode.

 Quels sont vos projets actuels ?

J’ai envie d’aller toujours plus loin, d’améliorer mes produits. Ils ont d’ailleurs déjà évolué : mes premières créations étaient en tissu alors que maintenant, je travaille notamment avec du similicuir. J’aimerais proposer les accessoires pour homme et élargir la gamme des sacs, je pense faire des sacs de voyage. Il faut s’adapter aussi aux demandes des clients, c’est pour ça que c’est très important pour moi d’avoir eu des retour au Salon (des métiers d’art à Brest). Dans tous les cas, il est important pour moi que ça reste astucieux et esthétique.

Où peut-on acheter vos créations ?

Avant, je faisais de petits marchés et on pouvait aussi trouver mes accesoires dans des boutiques dans plusieurs villes bretonnes. Maintenant, j’aimerais surtout développer la boutique en ligne et puis faire aussi des salons, car j’aime bien voir les réactions des gens. Il y a souvent un effet surprise quand ils découvrent les sacs !

Marie Le Berre créatrice de MaYko.

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